Un auteur hellénistique a noté que le serpent dénommé « basilic » en Grec était, en égyptien, appelé Ouraïos. Forme grécisée d'une expression indigène, ce mot a été latinisé en Uræus et sous cette forme, est entré dans l'usage érudit pour désigner les représentations de la déesse aux noms divers, fille du soleil Rê, qui personnifiait l'oeil brûlant de Rê et symbolisant la nature ignée des couronnes, prenait l'aspect d'un cobra femelle en fureur.
Cette « Uræus » dresse sa gorge dilatée au front des coiffures de pharaon {protège pharaon}, se multiplie en longues frises dans les temples, crache le feu contre l'ennemi dans les hypogées royaux. Bien que ce nom soit masculin les égyptologues parle d'une uræus, rappelant utilement qu'il s'agit, en l'occurrence, d'une dame serpent.